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Sa vie |
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28 Février 1922 : naissance de Jean Saussac à Paris. Il descend par son père du député conventionnel du Département de l'Ardèche François-Joseph Gamon. Il est le fils d'Eugène-Louis Napoléon Saussac - Gamon bouquiniste, collectionneur de livres anciens et éditeur à Paris et de Maria Pontal, couturière. Scolarité primaire à l'école communale d'Antraïgues puis des études secondaires au lycée de Privas. Dès 1940, inscription à la Faculté de lettres de Grenoble. Etudes interrompues et retour en Ardèche afin d’échapper au S.T.O. et engagement dans la Résistance (FTP d'Antraïgues). Il débute dans la peinture, un de ses premiers tableaux retrouvés est daté de 1943. 1944 : naissance de son premier fils Michel qu'il a eu avec Luce Picard qu'il épouse en 1945. Ils divorcent en 1977. De 1945 à 1947 : Jean Saussac « monte » à Paris où il fréquente l'Académie de Montparnasse (André Lhotte). Pendant cette période, il lui arrive de gagner sa vie en faisant des portraits rapides aux terrasses des cafés et brasseries. Il est sélectionné au Prix de la jeune peinture « Drouand-David », Biennale de Menton. À partir de 1948 : retour à Antraïgues où nait son 2ème fils Alain. Il se consacre entièrement à la peinture et commence à vendre ses premières œuvres à son entourage. Il se lance ensuite dans un cycle d’expositions, ainsi à Annecy, Marseille, Paris, Valence, Amiens, Bourges, Vals- les-Bains, Montélimar, Aubenas, Privas, Grenoble, Saint-Martin-d'Hères, Saint-Péray, Annonay, Saint-Etienne, Dijon, Guilherand- Granges, Bruxelles, Saint-Amand-les-Eaux, Gluiras, Saint-Agrève... Il enseigne le dessin au lycée de Montélimar où il rencontre le poète Alain Borne, également professeur, dont il illustrera quelques recueils. Après quoi, il se rend à Marseille où il est journaliste au « Midi Rouge ». Il fréquente des peintres de l'Ecole de Marseille : Ambrogiani, Ferrari, Babouleine, Mélik. Il rencontre Claudius Chaveau patron de la grande marque pour peinture pour artistes « la Pébéo ». L'amitié de celui-ci, ainsi que celle de toute sa famille, le soutiendra toute sa vie. Dès le début de sa carrière artistique, il réalise de nombreuses décorations murales (peintures et mosaïques). Il illustre, pour le Cercle Bibliophile, « Les Fleurs du Mal » de Baudelaire, les contes et nouvelles « Ardèche Douce-Amère » d'André Griffon. Jean Saussac au cours de ses dernières années grave de nombreuses poteries tournées par son ami Jean-Jacques Lioury. Il s'intéresse au théâtre : chez Jean Dasté à Saint-Etienne, il réalise pour Gabriel Monnet les décors de « Oncle Vania » de Tchekhov et aussi « Les Coréens » de Michel Vinaver... Annecy, Bourges, Nice. À Grenoble, il conçoit les décors, costumes, affiches de « la Cerisaie » de Tchekhov, « La Tempête » de Shakeaspeare, du Don Juan de Molière ainsi que « Les Revenants » d'Ibsen ; « Œdipe - Roi » de Sophocle avec Jo Lavaudant. Il aborde le Music-Hall en réalisant des décors à la Gaïté- Montparnasse, au Vieux-Colombier, au Théâtre de Paris et à l'Alhambra. Il touche aussi au cinéma comme décorateur avec Robert Enrico : « Les Grandes GueuLes » en 1965, « Le Secret » en 1973, « Le Vieux Fusil » en 1975 ; depuis, il était membre du Jury des Césars. 1960, il vit avec Michèle Sévenier qu'il épouse en 1978. Ils divorcent en 1980. Pendant cette période, Jean Saussac consacre une partie de son temps à la vie politique. Il adhère très jeune au Parti Communiste et s’engage dans la vie municipale à Antraïgues où il est maire de 1965 à 1977. Ses mandats de maire ont marqué la période la plus faste du village d'Antraïgues fréquenté grâce à lui par de nombreux artistes connus comme Jacques Brel, Lino Ventura, Pierre Brasseur, Claude Nougaro, Calder, Allain Leprest, Francesca Solleville, Isabelle Aubret… et surtout Jean Ferrat qui se fixe définitivement dans le village. En 1983, il vit avec Michèle Estève qui lui donne une fille Clara en 1991; il l'épouse en 1999. Ses mandats de maire achevés, Jean Saussac continue à s'intéresser à l'animation du village (1ère fête de la Châtaigne qui sera suivie de nombreuses autres, banquets républicains, décoration de la place à l'occasion de festivités, organisation de concours de boules sur la place...). 2002 : Jean Saussac apprend qu'il est atteint d'un cancer auquel il résistera courageusement pendant trois années au cours desquelles il continue à peindre tant des œuvres de chevalet que de grands formats ( fresque de la salle polyvalente de Cruas). 13 février 2005 : Jean Saussac meurt à l'hôpital d'Aubenas. |
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